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La disparition de Raymond Forni, ancien président de l'Assemblée nationale, "crée une immense tristesse au PS", a déclaré M. Hollande dans un communiqué.
Pour Ségolène Royal, porte parole de l'Association des Régions de France et Présidente de la Région Poitou-Charentes, "Raymond Forni était un enfant de la République française dans ce qu'elle a d'exemplaire: une intégration réussie puisqu'il était issu de l'immigration italienne, une ascension sociale remarquable pour celui qui avait commencé ouvrier chez Peugeot pour devenir avocat (...) et un parcours politique qui l'a porté aux plus hautes responsabilités de la République avec la présidence de l'Assemblée nationale."
L'ancien Premier ministre Lionel Jospin a pourt sa part confié qu'"avec la disparition de Raymond Forni, je perds un ami cher et les socialistes perdent un militant et un élu respecté"
Pour Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, "cet +enfant de la République+, comme il se décrivait si bien, a été un exemple de mérite, de rectitude et d'engagement. (...) Un magnifique caractère qui alliait l'indépendance d'esprit à la force des convictions. Il avait le charme et la chaleur mais aussi l'orgueil de ces hommes qui se sont construits dans l'épreuve."
"Raymond Forni restera pour moi et pour tous les députés socialistes une belle figure de la République."
Jean-Paul Huchon, président (PS) de la Région Ile-de-France, a estimé de son côté que "le socialisme français est aujourd'hui en deuil d'un de ses plus remarquables représentants."
"Il était de ces grands militants socialistes qui font d'un combat politique la raison d'une vie. Grand juriste, passionné des questions constitutionnelles, et défenseur inlassable des libertés publiques, il a marqué de sa grandeur la présidence de l'Assemblée Nationale où les Français ont appris à mieux le connaître et à apprécier la mesure de ses propos, l'homme de convictions et de détermination qu'il était."
Pour le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, Raymon Forni était "homme de convictions et de proximité" qui incarnait "aussi le parlementaire compétent et investi".
Julien Dray, porte-parole du PS, a lui expliqué que : "son parcours politique, riche de nombreuses responsabilités, fait de lui un homme politique qui aura marqué de son empreinte l'histoire du Parti socialiste de ces 30 dernières années."
Pour Marylise Lebranchu, députée (PS) du Finistère, ancienne Garde des sceaux, "la politique noble, courageuse, sans démagogie, c'est sans doute ce que nous pourrions garder de lui au sein de ce Parlement qui parfois ne résonne plus assez des voix du droit, de la liberté, de la justice et du courage."
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, salue un "serviteur de l'Etat dont il avait la plus haute conception, il incarnait les valeurs de la République."
Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon lui ont également rendu hommage.
Raymond Forni "laissera le souvenir du destin exemplaire d'un +Enfant de la République+", a déclaré le Président de la République, reprenant le titre de la biographie de M. Forni, parue en 2002.
"Le parcours de Raymond Forni, homme de conviction et juriste de talent, illustre les valeurs de la République. Le Premier ministre adresse ses condoléances sincères à son épouse, à ses enfants et à ses proches", indique le communiqué de Matignon.
Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, aquant à lui salué "un grand parlementaire."
"Il a marqué ainsi le travail législatif, quand il était président de la Commission des lois, de 1981 à 1985. Homme de conviction, Raymond Forni était très respecté."
Pour Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, M. Foni "laisse le souvenir d'un républicain intransigeant, qui pendant ses 20 années de mandats parlementaires, a été rapporteur du projet de loi abolissant la peine de mort, a défendu une conception rigoureuse de l'indépendance nationale, du rôle de l'Etat ce qui n'excluait pas son attachement, du fait de ses mandats en Franche-Comté, au développement des collectivités locales."
Enfin au PCF, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du parti, a estimé qu'"en ces temps troublés, où l'étranger est stigmatisé et chassé, où les plus démunis et les plus faibles sont opposés les uns aux autres, où les valeurs de solidarité et la justice sociale sont si durement attaquées, il n'est pas inutile de rappeler ce que Raymond Forni exprima au perchoir de l'Assemblée nationale le 29 mars 2000 : + Sa reconnaissance à l'égard de la République, celle d'hier, celle de demain, la République qui accueille, qui éduque, qui rassemble, sans distinction de race, d'origine, de couleur, de religion+."

